AGENDA 2018/2019 AGENDA 2018/2019
FREDERIC AGENDA 2018/2019 STAGES ET SOINS SEJOURS SPIRITUELS OUTILS ENERGETIQUES CONTACT & TARIFS

 N° Siret 48341801800022 / Copyrights © frederic florens-haugerud 2016 / Images © freeimages.com


Du mirage au miracle


Le concept de « non dualité » entre tardivement dans mon parcours en 2014. Pourtant l’expérience de la non dualité est venue très tôt dans mon existence. Mais je ne savais pas qu’il s’agissait de non dualité. Lorsque j’ai découvert que ces expériences avaient un « nom », j’ai pu entrer avec plus de stabilité dans mon expérience. Rapidement, ce que j’avais cru être des expériences ponctuelles provoquées par l’extérieur, plus ou moins hasardeusement, sont devenues les enseignements même sur la nature de ma nature, elles ont été vu comme l’expérience de ce qui a toujours été ici, en moi, en vous, en Tout, immuable.


Le bonheur que je cherchais à l’extérieur n’avait jamais été à l’extérieur.


C’était une illusion, un mirage.


Le bonheur avait toujours été en moi, je ne l’avais simplement pas reconnu.


En reconnaissant cela, le mirage devenait miracle.


Nous sommes déjà le bonheur que nous recherchons, et il ne nous a jamais quitté.


Miracle.


Ce qui est difficile à expliquer c’est comment j’ai pu ne pas voir cela avant ? J’avais pourtant déjà lu des textes de grands adeptes de l’advaïta (non-dualité en sanskrit). En philosophe de formation, j’avais toujours été intéressé par les mystiques religieux, gnostiques ou agnostiques (Simone Weil a été l’objet de tout mon travail de maîtrise de philosophie). Je connaissais donc bien les tenants et les aboutissants des thèses. Mon coeur lui-même s’ouvrait à leur lecture. Je connaissais bien ce théorème de la complétude intérieure. Mais pendant que mon mental le comprenait et que mon âme en vibrait, aucun des deux ne réalisaient vraiment ce qui était dit. Je croyais pourtant que je le réalisais. Mais je n’ai vu ce phénomène qu’une fois qu’il a disparu. Je ne l’ai vu qu’une fois avoir réalisé que je n’avais en réalité, rien compris à rien. Et que je n’aurai jamais pu le voir avant de le voir !

Mais un jour, cela s’est fait. Une phrase, une rencontre, qui sait ?


« Tat Sat » (Cela est), Cela s’est vu Soi-même, ici, dans/par ce corps ; et compris, reconnu. Lorsque je laisse le moi s’évanouir, Cela prend toute la place, sans qu’il n’y ait pourtant jamais eu d’espace pour autre chose. Et Cela est amour. L’énergie pure semble circuler comme un fleuve alors que rien ne circule, car rien n’a jamais cessé d’être plein. Tout est vu comme étant Soi. Je cherche l’espace de non-paix, et je ne le trouve pas. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de recherche. Rechercher serait croire qu’il y a manque. Or il n’y a pas manque car il n’y a rien à manquer. Il n’y a donc que des épiphénomènes de la Paix.

Tout change et rien ne change.


« Je » seul est. Face à Lui, face à Soi, contre lui, contre soi, en lui, en soi, partout, le désir d’embrasser une voiture est aussi naturel que celui d’embrasser un ami, ou de carresser la beauté d’une fleur. C’est insensé. Mais ce n’est pas de la folie.


« Je » seul est. Et Il me rend visite lors de chaque séance. C’est le divin lui-même qui se présente à ma porte. Comment ne puis-je alors pas l’embrasser et m’incliner ?


Je et Il sont semblables. C’est l’histoire de l’amour de moi-même avec moi-même. Il n’y a que moi. Il n’y a que Lui. Il n’y a que vous. En moi, les repères se perdent. Je ne sais plus si je touche le corps sous mes mains ou si je suis celui qui est touché, si je suis celui qui parle ou celui qui écoute, si je suis l’énergie que je vois ou si je la vois, si je suis celui qui vous ouvre la porte ou celui qui à qui on l’ouvre.


Etant vous, comment ne puis-je pas ne pas vous aimer à l’idée de vous rencontrer ?


C’est Cela même qui se guérit lui-même par lui-même, à travers lui-même.

Et y a-t’il même quelque chose à guérir ? Y a-t’il jamais eu quelque chose à guérir ?

« Cela » ne voit pas les choses ainsi. Cela ne voit que la réflexion de Son Essence sur Elle-même, de la Plénitude sur Elle-même, de la Bonté sur Elle-même ou du Vide-au-delà-du-concept. La Conscience se réveillant à elle-même et se voyant se réveiller.


Un rêve a-t’il jamais été maladie ? un mirage a-t’il jamais blessé ?


Sous mes mains, sous mon regard, je regarde et je touche ce qui croit être séparé de moi, et ce regard, ce geste, sans attente ni intérêt, sait qu’il n’y a pas de séparation, et il invite au réveil celui qui ne sait pas qu’il rêve. C’est là que l’énergie afflux, la vie, la guérison ; c’est la grâce qui est vue, c’est la lumière du jour, la lumière de l’aurore, la lumière du soleil.


« Vas-tu la voir aussi ?

« Va-t’on se réveiller ? »

« Si j’ouvre les rideaux, ouvriras-tu aussi les yeux ? »


Alors qui réveille qui ?


Ni le maître qui enseigne n’a rien à enseigner.

Ni le guérisseur qui guérit n’a rien à guérir.

« Ne vois-tu pas ta véritable nature ? »

« Ne sens-tu pas ta véritable nature ? »


Le regard seul se tourne et s’éveille.





- Frédéric Florens-Haugerud

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Google Bookmarks Partager sur LinkedIn