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Sur le Pardon


Même si, au fur et à mesure de nos incarnations et réincarnations, notre âme est vouée à voir, un jour, qu'il n'y a pas de pardon à faire ou à donner, parce qu'il n'y a jamais rien eu à pardonner - aucune blessure ne pouvant atteindre la nature même du diamant de notre âme -, nous n'en sommes évidemment pas toujours là.

Ainsi nous cherchons, petit à petit, à développer l'ouverture de notre coeur pour laisser une forme d'amour, appelé le pardon, guérir ces blessures du passé.

Vous remarquerez qu'en pardonnant, c'est moins assurément l'autre que l'on libère d'un fardeau, que soi-même : le pardonné peut toujours conserver en lui une partie de culpabilité qui l'enchaînera au remord et à la tristesse, quoique vous fassiez ou disiez. En revanche, celui qui pardonne se libère totalement de ce qui l'encombrait à vivre pleinement sa vie. C'est là le sentiment miraculeux du pardon : nous nous libérons d'une force négative en nous qui nous appesantissait et voilait notre valeur et notre joie de vivre.

Une étape cruciale dans la libération de l'énergie négative liée à un passé que l'on garde en nous, est d'apprendre donc à pardonner.

Mais attention, on se trompe souvent : il ne s'agit pas tant de chercher à pardonner à l'autre, que de chercher à se pardonner à soi-même !

Mais se pardonner quoi ?

Vous avez sans doute remarqué que depuis la blessure initiale, nous avons ressassé mille fois pendant de longues années, notre douleur à l'intérieur de nous, nos pensées, notre tristesse, notre colère, notre incompréhension vis à vis de ce qui nous a meurtri et surtout vis à vise de celui ou celle qui en a été l'auteur. Tout ce ressassement tourne en circuit fermé, nous avec nous-même, encore et encore. "Je lui en veux. Je lui en veux." Nous avons généré en nous-même encore plus rancœur, de remords, de ressentiments, ou les avons étouffés parfois. Avec le temps, un jour, nous n'en pouvons plus et nous sentons même incapable de pardonner ce que l'autre nous a fait il y a 20 ans ou 30 ans en arrière. Cela devient impardonnable parce qu'il ou elle a détruit notre vie. Et pourtant la douleur pousse de l'intérieur, elle pousse comme une épine de rose sous la peau, elle peut pousser tellement qu'elle peut se manifester parfois dans notre vie en sabotant nos actes.

L'âme souffre évidemment de nourrir en soi autant de souffrance, et elle s'en veut elle aussi, pour en rajouter une couche à la difficulté de pardonner.

Mais regardons : à qui faut-il donc d'abord pardonner d'avoir naturellement nourris 20 ou 30 ans de ressentiments, de colère, de tristesse, d'impuissance et d'incompréhensions ? Toutes ces longues années de ressentiments douloureux, de haines parfois, sont-elles véritablement entretenues par l'autre ? Ne sommes-nous pas responsables de ce que nous nourrissons ? Je vous invite à regarder cette question de près et à voir par vous-même, parce qu'au fond de cette question, repose un amour infini qui peut être trouvé.

Si vous commencez à percevoir que le pardon commence en se pardonnant à soi-même, en se pardonnant d'avoir accepté de nourrir en soi le loup enragé au profit de l'agneau, alors vous pouvez peut-être apercevoir que le vrai pardon commence avec soi. La libération aussi. Oui, nous nourrissons parfois le loup. C'est un fait. Alors il faut nous pardonner. Mais il faut déjà le reconnaître pour se pardonner vraiment. De là, d'autres miracles peuvent s'ensuivre : il se peut que vous réalisiez que vous n'avez plus rien à pardonner à l'autre, parce que l'autre n'était pas vraiment le grand fautif de votre plus grande souffrance. Se pardonner à soi peut ouvrir votre coeur à l'autre, et vous laisser tranquille de lui - et être enfin en paix avec vous. C'est une forme de miracle. Et j'en ai vu des miracles.

Si cela résonne en vous, je vous invite à lire cette belle phrase extraite d'un texte de Jacques Salomé, psychosociologue bien connu, qui illustre ce que je viens d'écrire, et peut vous permettre de réaliser un véritable changement. C'est un exemple. Faite-le vôtre, méditez-le et intégrez-le à votre quotidien.

Il s'agit d'une preuve d'amour que seul vous pouvez vous autoriser à vous offrir pour vous libérer de ce qui est encore trop lourd tout au fond de vous :

"Je pardonne au petit garçon / à la petite fille que j'étais d'avoir nourri et entretenu pendant toute ces années la haine que j'avais contre ce père qui buvait. Je me pardonne d'avoir empoisonné tant de journée et de soirées à remâcher sans cesse l'humiliation d'avoir été violenté quand j'avais quinze ans..."

Et que l'amour soit votre guide.


- Frédéric Florens-Haugerud

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