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Qui est Je ?


"Ce qu'on appelle la Réalisation, ou la réalisation de l'Atman (Rendre réel "à soi" l'Atman, ou le "Soi", le "Je suis"), ce n'est pas la réalisation d'un Soi universel. C'est la réalisation du Soi universel.

C'est important pour ne pas rejouer la séparation, la croyance en un égo, un égo déplacé sous forme universelle qui nous sépare à nouveau du monde en croyant l'intégrer à soi.

Il n'y a aucun monde qui ait besoin de s'intégrer à personne.

Il n'y a qu'un Soi et il n'est pas multiple bien qu'il en ait l'apparence.


Je me pose souvent en méditation et me demande s'il est vrai qu'il existe un "Je Suis" ? (Facilitée de langage ces dernières années qui a sa valeur sans conteste, mais qui vaut aussi - justement ! - le questionnement car c'est un mot).

Lorsque je contemple en moi la question de ce que je suis (Qui suis-je ? ou "quoi je ?"), je vois que j'existe et que je n'existe pas. Une conscience perçoit l'apparition du j'existe et l'apparition du je n'existe pas. Elle voit l'apparition de l'apparition et celle de la disparation. Soit. Expérience du zen, non duelle.

Mais qu'est-ce qui voit cela ? Cet espace non-duel depuis et dans lequel tout est vu, qu'est-il ? L'Oeil du Cylclone ? Le point dont la circonférence est le centre ?

émoticône wink


Un vide éternel se déplie sur lui-même infiniment, et derrière la peur des premières absorptions, se déploie une grâce au-delà du mot, avant même la création du mot et du sens. C'est peut-être l'amour véritable. Avant le mot, avant le sens, avant l'illusion du manque.

Oui.

Mais je vois aussi que là, une tendance due aux croyances psychologiques non vraiment déracinées tente de récupérer cette expérience à son propre compte, c'est-à-dire au compte de celui qui peut encore dire "Je Suis Cela". Même dans le "Cela est". C'est comme si un "Je" personnel (ou même impersonnel !) percevait encore Cela Qui Est hors de Cela Qui Est (où même depuis Cela Qui Est, peu importe ! "ll est perçu que"). Mais c'est, selon ma vision, une très subtile perspective qui peu à tout moment se déplacer, au sein même d'un discours non-duel, dans la dualité. Et je ne parle pas du discours lui-même qui, bien sûr ! est duel (latin : dis-cutere soit : deux-couper ou frapper). Je parle du regard qui peut se déplacer sans se voir faire dans la dualité en croyant ne pas être duel. C'est intérieur. C'est la croyance du "je crois que je n'ai pas de moi séparé" qui vient jouer son oeuvre !. Ou celle, socratique, du "Je sais que je ne sais pas".


Mais ce "Je"-là peut être celui d'un Sage ou d'un malade.

J'en suis convaincu.

Pour lui, peu importe qu'il soit sage ou malade. Mais pour vous, cela fera peut-être une différence. Pour moi cela en fait.

Alors restez toujours avec vous-même, dans votre expérience de la présence sans la saisir, ni saisir personne ni vous ni un autre comme cause de cette conscience à la présence. Expérimentez pleinement votre liberté intérieure, et goûtez-la sans cesse sans chercher quoi en faire. Questionnez toujours les "êtres supérieurs", les "éveillésé, non pas à haute-voix, mais intérieurement, avec votre boussole intérieure, cela vaut mieux vous ne dépendrez de personne.


Je voudrai enfin dire une contradiction assez risquée sur le sujet du "Je Suis" après avoir pourtant vu et su qu'entre Dieu et moi il n'y a jamais rien que Lui.

Je voudrais dire que malgré cela, pourtant, Dieu n'est personne. Il n'est pas moi. Il n'est pas vous. Ce serait comme entendre dire d'une fleur qu'elle est son parfum. Vous êtes la fleur, dense, dont le parfum subtil vous traverse. Bien sûr, cette fleur est d'origine divine ; mais elle n'est rien. C'est pour cela peut-être que Jésus n'était pas dieu, mais il était son fils, son reflet, son instrument, comme la fleur et le parfum.

Tout ce qui apparaît dans la pensée et dans le monde est un majestueux et simple reflet du divin, comme le reflet du soleil que je vois au moment où j'écris s'éclater en millier de soleils sur la surface impermanente de la mer. Ce reflet est à la fois beau mais il n'est rien. C'est cela qui est là. Et tu as le choix de regarder, depuis l'intérieur de ce reflet, vers le soleil ou vers la mer, vers le fini ou vers l'infini. Jésus regardait vers l'infini depuis sa finitude, depuis son humilité totale.

Au fond, le fini ramène toujours à l'infini tant il est infini.

Soyez donc confiant, vous pouvez naviguer entre le reflet du soleil et le soleil sans pourtant jamais vous perdre, vous ne cesserez jamais d'être le soleil, expérimentant le chatoiement irréel du soi-même. Peut-être voyez-vous cela ?

De grâce, donc, ne cherchez pas à faire mousser le "Je suis" car il ne vous a jamais quitté dans toute sa splendeur, mais essayez de vous demandez "Où Suis-Je ?". Dans cette question qui, personnellement est radicale, Vous perdrez peut-être en route le "Je Suis" et c'est tant mieux, car c'est une croyance qui vous éloigne de cette omniprésence qui n'a aucun besoin de poser son existence pour être saturée du maintenant et du partout, du divin çà-et-là et en tout.


Bien entendu que nous sommes aimés infiniment par l'Univers. Les reflets du soleil l'exacte expression de l'explosion de vie et de joie de l'Univers - l'expression de son amour de soi le plus intense. Que faites-vous lorsque vous ressentez de la joie ? Vous faite ce que fait le soleil et votre lumière se reflète dans le monde.

Que changerions-nous si nous en étions profondément conscient de cet amour qui nous fait "être", si nous étions conscient de sa nature infiniment intime et pourtant infiniment grande, éternelle et totale, personnelle et impersonnelle, unificatrice et prête à sacrifier l'individualité pour la vérité ? Oserions-nous enfin chercher la vérité au fond de nous ?


Je nourris tant de gratitude pour tous les grands sages qui ont su sans cesse tourner leur regard vers l'infini et y voir leur Source. Je sens leur présence à mes côtés, et leur reflet réchauffe le mien. Nous sommes peu de chose, et pourtant qu'il est bon de laisser traverser ce peu de chose par la force infini de l'amour, première et ultime onde de guérison de la création.


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