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« Les enfants, j'ai une très mauvaise nouvelle ! »


L'autre jour, à Paris, je décide d'aller nager à la piscine. En arrivant à l'entrée, je découvre qu'elle est fermée. Je me dis alors que ce sera l'occasion de rentrer chez moi et de lire tranquillement un livre que je ne prenais pas le temps de finir. J'en suis ravi. Je fais demi-tour. Il se met à pleuvoir et la pluie me mouille. "La piscine vient à moi" pensais-je alors ! Et je ris, saisi par la beauté de l'instant présent.

Pourtant, côtoyant le même monde, il y en a qui vivent dans un univers bien différents.

A quelques mètres de moi, je vois une maman se diriger vers la piscine avec ses deux enfants de 5 et 6 ans. En les croisant j'informe la maman de la nouvelle. Nous échangeons 2 mots. Puis reprenant ma route, j'entends cette maman lancer à ses enfants qui gambadaient autour d'elle, une phrase qui me cloua sur place :

- "Les enfants, j'ai une très mauvaise nouvelle : la piscine est fermée", leur dit-elle sérieusement.

Les enfants s'arrêtent de courir et se retournent vers elle, elle qui marque déjà par son visage agacée ce que les enfants devraient répondre et qui ne manquent pas de le faire :

- "Oh non..." disent-ils avec la bouderie qui s'installe sur leur visage presque jusqu'aux larmes. Leur joie s'effondre. Leur joie si précieuse et si innocente, si vivante. Tout d'un coup, tout semble aller mal. Et il faut bien imiter maman puisque maman sait bien ce qui est bien et pas bien. Ils la miment si bien et depuis si longtemps, qu'ils savent même ce qu'il faut ressentir dans cette situation. Eux aussi se mettent alors à générer tristesse et frustration, ce qui les convainc que si la piscine fermée c'est bien une très mauvaise nouvelle puisqu'ils ressentent désormais de si mauvaises émotions. Et maman a du coup bien raison : quand le monde ne répond pas à nos attentes, on est en droit de souffrir et de le justifier. La boucle est bouclée. L'égo est heureux : il a fait de nouvelles victimes. Le mental poussiéreux vient de faire de nouvelles victimes. Des victimes si parfaites qu'elles seront des victimes de la vie toute leur vie ; du moins le croiront-elles par amour pour maman.

Je reste fasciné devant cette scène qui en dit tellement de sur notre monde, sur nos conditionnements mentaux, sur notre perte du sens de la réalité.

"Les enfants, j'ai une très mauvaise nouvelle : la piscine est fermée" ?

Pourquoi dit-elle cela ? Pourquoi ajoute-t'elle ce jugement sur un simple fait ? C'est fascinant c'est de voir ce qu'elle vient de dire, et que cette pensée est totalement insensée. Comment peut-elle justifier que c'est une mauvaise nouvelle ?... Parce qu'elle ressent de la frustration, de la fatigue, de la colère à l'idée de ne pas avoir ce qu'elle voulait ? A l'idée de devoir trouver autre chose à faire ? A l'idée d'avoir passé tant de temps à s'être préparés ? On ne sait pas. Ce que je sais c'est que la très mauvaise nouvelle ce n'est pas que la piscine soit fermée, mais c'est que maman ressente de la frustration, ou de la colère ou de l'abattement. Ca c'est la très mauvaise nouvelle... Et c'est ce qu'elle veut au fond communiquer au monde, mais malheureusement elle ne s'en rend pas compte parce qu'elle aussi a eu une maman qui ne s'en rendait pas compte, et parce que le monde autour de nous ne s'en rend pas non plus compte. Et ces deux petits bout de choux qui étaient tout prêts à sauter de joie pour ce que la vie allait désormais leur proposer, se rangent du côté de la "raison" (pas si raisonnée) de maman, et d'un commun accord, on va tous se plaindre et apprendre à devenir les victimes du monde et de nous-même. Cette folie sévère et inconsciente vit tout autour de nous, et c'est celle que l'on nous injecte dans nos cellules.

La phrase de cette maman n'est que l'exemple typique de ce que nous croyons tous les jours devant toutes les situations qui ne nous conviennent pas.

Réfléchissez : Qui ici croit que les mauvaises nouvelles n'existent pas ?... Réfléchissez... "Les mauvaises nouvelles n'existent pas : vrai ou faux ? "... Alors ?

Eh bien si vous pensez que que c'est faux, cette maman c'est vous, et des milliards d'être humains sur cette Terre avec vous. Voici le monde de colère que nous créons.

N'est-ce pas là notre véritable prison ?

"La vie, nous dit-on, est un combat, elle cherche à éliminer les moins forts, darwinisme, bla bla bla, les plus faibles passeront, les plus forts resteront, bla bla bla" Et de ces croyances-là, nous vivons dans monde faits uniquement de vitimes-agressives (les loups) ou de victimes-passives (les proies). Le problèmes c'est que toutes sont victimes de leur propres souffrances intérieures quand même.

Ma la vie ne cherche pas à éliminer les plus fragiles, oh non les amis, non ; car nous sommes la vie, nous ne sommes pas ce qui est mortels. La vie passe au contraire son temps à tirer sur nos croyances, à nous libérer de notre imagination trompeuse, de nos conditionnements mentaux erronées, de la valeur que nous donnons aux choses impermanentes. La vie ne fait qu'utiliser le temps pour mettre à l'épreuve nos croyances : si une souffrance survient en nous c'est qu'il est temps de lâcher la croyance qui la génère. Intérieurement nous ne sommes en prison que parce que nous nous attachons nous-mêmes à l'idée que le feu finira pas ne plus brûler. Mais non, le feu brûle et brûlera toujours, c'est sa nature ! De même il y a des croyances qui brûlent, n'y mettez pas les mains dessus dès qu'elles se présentent ! C'est insensé ! Relâchez-les aussitôt ! Soyez libres ! C'est pour cela que l'on dit que la vie est une école de sagesse. On peut y apprendre la liberté et la joie.

Si, au lieu de dire : "Les enfants, j'ai une très mauvaise nouvelle : la piscine est fermée", cettemaman avait dit :

- "Les enfants, la piscine est fermée : qu'est-ce que la vie va nous proposer de mieux à la place ? Allons y réfléchir ensemble !"

N'aurait-elle pas déjà participé à un monde meilleur ?


Frédéric Florens-Haugerud



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